MINILOGO

Lumière sur l’Osteopathy

couverture

 « L’osteopathy est une philosophie ». C’est ainsi qu’Andrew Taylor Still définissait l’Osteopathy qui lui a été révélée, le 22 juin 1874 lors de sa « Grande Vision », quelque part dans le Missouri. John Martin Littlejohn, un de ses premiers élèves s'installe à Londres où, en 1917, il fonde la British School of Osteopathy (B.S.O.). Quelques années plus tard, avec la création de l’European School of Osteopathy à Maidstone, de nombreuses écoles fleurissent en France. Actuellement, il y plus d’écoles en France qu’il y en a dans le monde entier. Dans ce passage de l’Amérique à l’Europe et en particulier en France, l’Osteopathy est devenue l’ostéopathie. Que s’est-il passé ? Qu’avons-nous gagné ? Qu’avons-nous perdu ? Qu’est-ce qui nous a échappé ? Pourquoi ne parlons-nous plus de philosophie alors qu’A.T. Still disait que nous devons être avant tout des philosophes ?

         Cet ouvrage propose de découvrir, à travers le déroulement de la vie d’Andrew Taylor Still, à travers ses rencontres et ses initiations, tant livresques que physiques, religieuses, politiques et spirituelles, la philosophie qui manque à l’ostéopathie pour qu’elle redevienne l’Osteopathy, une médecine à part entière. Nous ne verrons plus cette discipline avec le même regard. Nous découvrirons qu’elle peut nous mener très loin dans la compréhension de l’être humain et de son devenir, et ainsi, mettre en lumière cette véritable médecine qu’est l’Osteopathy.

 

La queue de l'écureuil

Claude Roumi DO
Claude Roumi ISBN : 978-2-9548456-1-6
www.osteoplus84.com
« On ne connaît pas complètement une science tant qu'on n'en sait pas l'histoire disait Auguste Comte, philosophe du XIXe siècle dans ses Extraits de cours de philosophie positive. Ces propos m'avaient beaucoup interpellé. Je décidai de décrypter Autobiography d'Andrew Taylor Still, de mettre tout à plat, de me lancer dans la découverte. Je me documentai sur l'histoire des États-Unis du XIXe siècle et
du début du XXe et sur la société américaine. »

Ainsi s'exprime Claude Roumi dans la préface de son ouvrage. Il rejoint ainsi une de mes préoccupations majeures devenues pour moi évidente lors de la traduction de l'Autobiographie de Still à la fin des années 1990. Comment apprécier à sa juste valeur l'oeuvre de cet homme si on ne replace pas sa vie dans le contexte de l'époque ? Cela est d'autant plus important qu'il s'agit d'une histoire qui nous est étrangère. Il est donc nécessaire, pour la comprendre, de la creuser davantage. Claude Roumi le fait et le fait bien, fouillant la recherche jusque dans les moindres détails et ouvrant ainsi une meilleure compréhension de l'histoire de l'ostéopathie.
Il est bien d'autres points concernant Still et l'histoire de l'ostéopathie, pour lesquels ses préoccupations rejoignent les miennes. Un point à mes yeux essentiel est que Still a conçu l'ostéopathie comme une philosophie.
« Cela peut paraître complexe au premier abord, mais en y regardant de plus près, nous avons en ces quelques phrases les grandes lignes de la philosophie d’A.T. Still. L’ostéopathe est avant tout un philosophe, affirme A.T. Still. Tout cela
apparaît en termes cachés souvent déformés par la traduction et expliqué dans un autre langage que celui dans lequel il a été écrit. Nous verrons également que dans son Autobiography, il fait très souvent des citations, soit bibliques soit théologiques, ou provenant de certains philosophes ou scientifiques. Cela n’est pas non plus anodin. Nous pourrons alors découvrir ses sources que tant de confrères se sont épuisés à rechercher. » (p. 13). Il ne s'agit pas de philosophie consistant à ergoter sur les termes, mais d'une philosophie comme la conçoit un américain, par définition pragmatique, c'est-à-dire un ensemble de principes sur lesquels s'appuyer pour comprendre et vivre la vie. Et pour Still, cela inclut une spiritualité débarrassée des dogmes et inutilités des religions. Mais pour comprendre tout cela, une fois encore, il faut se pencher sur l'histoire et décrypter l'ensemble des influences qui ont aboutit à la conceptualisation développée par Still.
Un dernier point qui me fait me sentir proche de Claude Roumi :
« Je me suis senti aidé et poussé par Andrew Taylor Still lui- même. Ainsi, je ressentais sa présence lorsque je transcrivais certains passages de sa vie ou bien lors de certaines consultations.» (p. 10).
Je me rappelle très bien cette sensation d'être en étroite connexion avec la conscience de Still lorsque j'ai commencé à travailler sur ses écrits, sensation qui ne m'a d'ailleurs jamais quitté et qui me donne encore aujourd'hui un fulcrum dans ma vie de praticien et plus simplement d'homme.
Voilà donc un livre qui me semble des plus recommandables, qui dérangera certainement plus d'un, ostéopathe ou non, mais qui présente l'avantage de se fonder sur une recherche historique approfondie.
Approche tissulaire de l’ostéopathie
Site de Pierre Tricot

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